L’Europe multilingue investit dans la traduction en ligne
Près de la moitié des européens surfent en anglais, mais 44% des internautes ont l’impression de passer à côté d’informations intéressantes parce que les pages web sont rédigées dans une autre langue. Et lorsqu’il s’agit d’effectuer des achats en ligne dans une langue étrangère, ils ne sont plus que 18% à se lancer, selon un sondage « Eurobaromètre » de la Commission européenne publié le 11 mai.
Pour favoriser la circulation des informations et l’accès à des produits via les sites de e-commerce, l’institution insiste sur la nécessité d’investir dans des outils de traduction en ligne. Elle finance actuellement à hauteur de 2 millions d’euros le projet iTRANSLATE4, un outil en ligne qui permettra de comparer différentes traductions proposées par des sites dont c’est la spécialité. L’internaute pourra ainsi décoder des phrases dans 50 langues.
Un outil qui pourra être utile aux Britanniques : 90% d’entre eux rechignent à surfer dans une autre langue que l’anglais. À l’inverse, environ 90% des Grecs, des Slovènes ou des Luxembourgeois sont ouverts à l’idée d’utiliser un idiome étranger en ligne. S’ils défendent l’usage de leur langue sur le web – 9 européens sur 10 estiment que les sites basés dans leur pays devraient utiliser une langue nationale - ils sont néanmoins 8 sur 10 à considérer que ces sites doivent aussi proposer une navigation dans d’autres langues.
T. Tissot
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Investissements européens pour tester l’espéranto (vitesse d’apprentissage, fiabilité en traduction) : zéro… No comment.