Faut-il être informaticien pour oser Linux?

linux

Le système d’exploitation Linux est une alternative intéressante au leader dans le domaine, Windows. Gratuit et moins gourmand en ressources, il permet de faire durer son matériel. Grâce à son dérivé Ubuntu, son utilisation est devenue plus facile, même s’il ne séduira pas les technophobes.

Linux est un système d’exploitation libre, plébiscité par les passionnés d’informatique, les geeks. Ils apprécient son idéologie non-commerciale, sa sécurité et les grandes possibilités de personnalisation. Pourtant, au prix d’en faire l’effort, le grand public pourrait aussi trouver des avantages à ce produit de niche, qui a pour emblème un pingouin. Ubuntu, dérivé de Linux, s’adresse justement à un large public.

Lorsqu’on le compare au leader des systèmes d’exploitation, Windows, le premier point fort de Linux est sa gratuité. Pas besoin de racheter une licence pour obtenir la dernière version disponible, comme c’est le cas avec les produits de Microsoft. Le logiciel libre est constamment mis à jour par une communauté de développeurs. Au niveau de l’interface utilisateur, il faudra un petit temps d’adaptation. Mais Ubuntu propose différentes variantes d’interfaces, où la navigation se fait de la même manière que sur Windows, avec le pointeur de la souris, une barre de lancement ou un bureau.

Là où Windows a l’avantage, c’est que de plus nombreux logiciels sont compatibles avec ce système d’exploitation. En effet, sur Linux, seuls tournent les logiciels libres. Néanmoins, si un utilisateur de Linux doit faire tourner une application uniquement compatible avec Windows, il peut lancer un émulateur et disposer ainsi des possibilités des deux systèmes. Pour se faire une idée, il est même possible de tester Ubuntu sur son ordinateur sans pour autant abandonner Windows.

Tatiana Tissot

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19 commentaires sur “Faut-il être informaticien pour oser Linux?

  1. Pensez-vous réellement qu’il soit plus facile de dépanner Windows que Linux ? Ce qui fait la (grosse) différence c’est le nombre de vos connaissance prêts à vous donner un coup de main plus ou moins efficace ou un conseil plus ou moins avisé en cas de problème. Et je conçoit qu’un utilisateur isolé puisse se sentir un peu perdu.
    Aussi je suggère :
    * de se rapprocher d’un groupe d’utilisateur de Linux (lug dans le langage courant -> Linux Users Group) dont vous trouverez une liste ici : http://aful.org/gul
    * de choisir une distribution disposant d’une documentation abondante et régulièrement mise à jour ainsi que d’une communauté active sur Internet. Exemple pour la distribution Ubuntu que vous citez : http://doc.ubuntu-fr.org/ (ou http://doc.kubuntu-fr.org/ pour sa variante KDE)
    * d’abandonner le « mode de pensée Windows » consistant à télécharger des applications sur Internet mais à bien s’imprégner du concept de distribution. Voir https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Distribution_Linux et particulièrement le point 7.7 Sélection et installation des logiciels

    Espérant être utile

    • La superiorité de Linux-Ubuntu est tellement ecrasante qu’on a du mal a comprendre l’asservissement a Windows ! Ma plus vielle utilisatrice a 90 ans et elle fait ses mises a jour seule !
      par contre je n’arrive pas a restaurer deux portables acer dont le seven est planté (evidemment pas de mot de passe memorisé et pas de CD de restauration fait par les proprios ! DE l’argent jeté par la fenetre ou dans « la fenetre » a Billou !
      Pour utiliser des soft windows il a outre les emulateurs : Wine et play on Linux bon mais cher ami vous savez comme moi que les mauvaises habitudes ont la vie dure …..

  2. Quand je lis « En effet, sur Linux, seuls tournent les logiciels libres », je me dis qu’il y a du boulot à faire pour expliquer, Linux, les logiciels libres tout ça !

    Sous Linux tournent des logiciels libres, bien sûr comme de logiciels commerciaux. Regardez par exemple le contenu de la “logithèque Ubuntu” des distributions de même nom. Il y a des logiciels commerciaux, oui… Par exemple, le célèbre Nero existe aussi pour Linux.

    Je ne parle pas bien entendu des logiciels Windows utilisant l’émulateur Wine (ou d’autres émulateurs… non libres).

    • quand je vois l’opposition commercial/libre je me dis que effectivement la route est longue afin d’expliquer la différence, sachant qu’un logiciel libre peut-être aussi payant.

      malgré tout un petit tour par ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre vous expliquera ce qu’est un logiciel libre qui sont plus a opposé aux logiciels privatifs ou logiciels propriétaires.

  3. « En effet, sur Linux, seuls tournent les logiciels libres. »….ah bon ? C’est complétement faux !

  4. Quelques inexactitudes ici.

    1. Ubuntu n’est pas « dérivé de Linux » : c’est un système d’exploitation tournant autour du noyau Linux.

    2. « sur Linux, seuls tournent les logiciels libres ». Archi-faux. Sur Linux, on fait tout aussi bien tourner des logiciels libres que des logiciels propriétaires. La seule contrainte est qu’ils aient été adaptés pour fonctionner sous Linux, c’est tout.

    Au final, les interfaces graphiques utilisées sous Linux font qu’il est aussi simple de passer de Windows à Linux que de Windows à MacOS. Quelques repères à prendre, quelques habitudes à revoir… et c’est parti.

    • En fait, Linux est un système en version Bêta permanente, donc logiquement, ça fait un peu brouillon.

      De plus, même si la plupart du matériel est reconnu dès l’installation, lorsque vous avec un matériel non reconnu … ça devient très vite la galère !!! Exemple avec certains pilote Wifi, webcam ou imprimante.

      Je suis utilisateur de Linux depuis bientôt 15 ans, j’arrive à faire ce que je veux, et je développe même quelques appli, mais pour moi, ça reste un passe temps de bidouilleur, mais pas un système utilisable en milieu pro.

      • Bonjour,

        C’est exactement le contraire, on utilise GNU/Linux (Debian et Kubuntu) que pour le boulot : OpeneOffice.org (suite bureautique), Gimp (traitement d’images), Firefox (Navigateur Web), VLC ou Kaffeine (média vidéo), SSH, NFS, gobby etc… pour le réseau…

        Et tout ceci n’est que du bonheur pour travailler, tout en ayant la maîtrise de son PC.
        Cerise sur le gâteau (pas de virus, de défragmentation, mise à jour facilité par les dépôts…)

        En ce qui concerne le matos, on a acheté rien que pour cette année 3 PC : tous ont reconnu le matos d’entrée (pas besoin de CD driver, tout est dans le noyau linux [écologique n'est-ce pas ?]).

        Bref, êtes vous sûr d’avoir 15 années accompli avec GNU/Linux ?

        En passant, pour les 3 PC, Windows 7 était vendu avec (les vendeurs n’ont pas voulu l’enlever), on les a carrément formaté… Ça va faire plus de 5 ans que Windows ne nous sert strictement à rien (malheureusement la vente liée persiste).

        Un grand merci à toute la communauté des logiciels libres et à GNU/Linux…

        Amicalement.

        David.

      • Linux est un système en *évolution* permanente, tout comme ses concurrents propriétaires. Certaines distributions, en faisant le choix de ne pas utiliser forcément les touts dernières versions du noyau et des composants logiciels qui vont autour au profit de versions éprouvées, offrent des systèmes qui ne sont absolument pas à l’état de « bêta permanente ». Je pense notamment à Debian, aux versions « support à long terme » d’Ubuntu et à Redhat. En fait, on a *le choix*. Prétendre que ce dernier n’existe pas relève soit de la mauvaise foi soit d’un déficit d’informations.

        Pour ce qui est du support matériel, il s’améliore. Je pense en outre que la communauté des développeurs sera plus prompte à développer un pilote de périphérique manquant qu’une société qui n’y trouverait pas son intérêt commercial.

        Pas utilisable en milieu pro, dites-vous donc ? J’administre dans le cadre de mon travail des dizaines de serveurs sous Linux… et ils ne me posent pas plus de soucis que leurs homologues sous Windows. En outre, je pense que les responsables informatiques de la gendarmerie nationale seraient en désaccord avec vous, eux qui migrent tous leurs postes *clients* sous Ubuntu.

      • « De plus, même si la plupart du matériel est reconnu dès l’installation, lorsque vous avec un matériel non reconnu … ça devient très vite la galère !!!  »
        c’est vrai que ça devient galere , mais il est toujours possible de le faire fonctionner si on en a les compétences. au pire on peut meme créer un driver soi meme si on en est capable.
        avec windows , un periphérique non reconnu est destiné a la poubelle tout simplement.

      • Bonjour

        Linux est utilisé dans la plupart des box(livebox,freebox),il est utilisé dans l’embarqué comme les téléphones android,dans beaucoup de serveurs,dans les supercalculateurs,j’en oubli
        C’est juste énervant de lire que c’est un syteme pas utilisable en milieu pro alors que c’est faux

  5. @Sergio : « Je ne parle pas bien entendu des logiciels Windows utilisant l’émulateur Wine (ou d’autres émulateurs… non libres). »
    Ça veut dire quoi déjà WINE ?

    @plumachau :
    « En fait, Linux est un système en version Bêta permanente, donc logiquement, ça fait un peu brouillon. » : Linux est un noyau, pas un système

    « Je suis utilisateur de Linux depuis bientôt 15 ans, j’arrive à faire ce que je veux, et je développe même quelques appli, mais pour moi, ça reste un passe temps de bidouilleur, mais pas un système utilisable en milieu pro. » : milieu pro ? c’est à dire ? Pour le dvpt la musique ou les maths, ça colle très bien déjà.

  6. Linux « pas utilisable en milieu pro »…
    plumachau est atteint d’un syndrome que je constate sporadiquement chez certains « vieux de la vieille » de Linux, sans toutefois les comprendre. :o)
    Je suis moi aussi un « vieux de la vieille » dans le monde GNU/Linux, après des années à travailler sur UNIX, et j’interviens quasi exclusivement auprès de professionnels (TPE, PME, indépendants, professions libérales) pour leur mettre à disposition des solutions GNU/Linux + logiciels libres qui leur conviennent parfaitement au quotidien dans la grande majorité des cas. C’est peut-être même auprès de ces pros, qui ont besoin de configurations stables et ne se jettent pas systématiquement sur les dernières évolutions, que GNU/Linux est le plus indiqué, pour autant qu’une solution logicielle pro puisse leur convenir.

    Rappelons aussi que GNU/Linux et d’autres OS libres (BSD) constituent plus de 80% des serveurs Web dans le monde, un milieu indubitablement pro qui représente quelques dizaines sinon centaines de milliers d’installations !

    Ayant pour objectif, avec i.d & l, de prolonger l’utilisation des matériels (1ère démarche durable dans l’IT), les matériels les plus « jeunes » que j’installe ont 3 ou 4 ans, et il m’arrive d’installer des solutions GNU/Linux sur des PC de 5 à 10 ans d’age.
    Les cas où il faille « débloquer » des périphériques récalcitrants s’avèrent en fait assez rares pour autant qu’on ne se serve pas dans les marques « discount », je pense à Acer notamment, souvent problématique. Mais ces situations ne sont pas pires, en définitive, que celles rencontrées lors des installations de Windows lorsqu’on ne dispose pas des drivers spécifiques aux périphériques qui refuse de fonctionner… pour les mêmes raisons !

    Un avantage indéniable alors est de pouvoir s’appuyer sur une ou des communautés qui assurent, elles, un véritable support. Et de contribuer en retour pour aider à débrouiller certaines situations. C’est ça, aussi, le Libre.

  7. Article approximatif.

    D’abord c’est Gnu-Linux, Linux étant le noyau, Gnu l’environnement logiciel permettant de le faire fonctionner. ensuite ce n’est pas un pingouin qui est un oiseau qui vole, mais un « pinguin » en anglais, donc un manchot en Français (^_^).

    « le premier point fort de Linux est sa gratuité. P » (-_-); N’importe quoi. Le premier point fort est qu’il respecte les 4 libertés fondamentales du logiciel libre :

    - liberté d’utilisation du programme

    - liberté d’étudier le code source du programme

    - liberté de modifier le programme

    - liberté de distribuer des copies du programme original ou modifié

    http://www.april.org/articles/intro/privateur.html

    Ceci est d’autant plus important actuellement que les grandes multinationales et leur lobbyings essayent de vous déposséder de vos droits les plus fondamentaux, piétinant la démocratie et les Droits de l’Homme, et pas seulement en informatique.

    En informatique par les brevets sur les idées, très différent du « droit d’auteur » : J’ai breveté l’idée d’écrire un livre sur la Normandie et tous ceux qui voudrons écrire un livre sur la Normandie devront avoir mon autorisation et me payer des droits (et pas simplement on n’a pas le droit de recopier mon livre comme pour le droit d’auteur, ce qui est fondamentalement différent).

    Ils ont inventés et essayent d’imposer en douce ou de force « l’informatique de confiance », c’est à dire VOUS avez une entière et absolue confiance en votre fournisseur, et le fournisseur n’a AUCUNE confiance en son client, au oint que vous achetez un produit, mais c’est lui qui garde les clés et décide de ce que vous pouvez faire ou pas. Ça peu aller, et il y a une forte pression pour que ça y aille, jusque de l’intrusion pour voir ce qui ne leur plaît pas sur votre ordinateur que vous avez prétendument acheté. Le tout soigneusement emballé sous des prétextes de sécurité ou de moralité.

    Cette énorme pression ne concerne pas que les logiciels, mais tous les secteurs, comme pour le « brevetage du vivant » par exemple, puisque Dieu a oublié de déposer des brevets, ou encore celui des médicament qui permet à des multinationales de s’approprier de la médecine traditionnelle ou d’empêcher la fabrication à faible coûts de génériques même si des milliers ou des millions de personnes des pays pauvres doivent en crever.

    La « gratuité » est une conséquence anecdotique sympathique du modèle économique solidaire des logiciels libres : Un logiciel me plaît, je l’utilise et me l’approprie dans mon propre et égoïste intérêt personnel, en conséquence de quoi si je l’améliore et veut redistribuer les améliorations, je le fais dans les mêmes conditions. Je ne le fais pas forcément par bonté d’âme, mais parce que j’ai besoin d’un bon système que je peux contrôler à 100% et que je ne peux pas le faire tout seul. Voilà pour le principe général.

    Utiliser des logiciels libres, dans le monde comme il va, ce n’est pas « utiliser du gratuit », mais un moyen parmi d’autre de défendre ses libertés fondamentales. Et s’il y en a qui on raté les objectifs réels de Hadopi, Lopsi, ACTA et ce genre d’horreurs anti-démocratiques, purée, renseignez vous ! « 1984″ ou le « meilleur des mondes » c’est pour très bientôt si on laisse faire.

    • Excellent commentaire. Je n’aurais pas mieux expliqué que ça. Bravo !

    • Excellent commentaire effectivement…
      Je me permets d’ailleurs de vous prendre une partie de votre dernier paragraphe ;)

  8. Le gros souci avec Linux, et cela se confirme à la lecture, ce n’est pas le système en soi, mais sa communauté.
    - Autant de distro que de philosophies différentes (l’argument du « plus de choix » n’est là que pour maquiller la mésentente réelle)
    - Absence de standardisation pour l’environnement graphique
    - Absence de standardisation pour la gestion des packetages
    - Absence de standardisation dans l’arborescence des fichiers systèmes
    - Faux argument au sujet de Linux gratuit… Allez voir combien coûte une Red Hat… en frais de support technique – j’ai déjà vu une entreprise bloquée car elle voulait faire des économies en installant Linux, mais à vite déchanté quand les factures du support sont arrivées : elle est repartie sous Windows Server.

    Comme je disais donc, tout cela est en grande partie dû à la communauté Linux. En général de très bon informaticiens, mais absolument hermétique, virulente à la moindre critique – et donc incapable de s’auto-critiquer, remettre en question ou s’accorder entre ses membres pour certains concepts qui nécessiteraient pourtant fortement des changements.

    Ensuite, l’argument disant que le passage de Linux à Windows est facile est totalement faux, du moins pour l’utilisateur lambda (soit 99% des utilisateurs).
    Le temps d’apprentissage n’est pas négligeable du tout, et dans le contexte d’une entreprise, c’est énormément de temps perdu pour pas forcément plus de productivité. Voire perte de productivité, si dans le futur, l’utilisation de Linux pose souci (installation d’un logiciel exclusivement Windows, mais qui bugge avec wine – c’est du vécu)

    Il m’arrive d’intervenir sur du Linux pour des clients : après dépannage, mon conseil en général est de passer en Windows Server. Les deux clients que j’ai fait passer sous Windows Server m’ont demandé de ne plus jamais leur reparler de Linux. Mais bon, le vrai souci ici, c’était l’incompétence des informaticiens qui ont installé Linux et la suite logiciel. A force de dire que Linux c’est facile, je rencontre de plus en plus de jeunes diplômés qui ne jurent que par Linux… et mettent le désordre dans les boîtes où ils partent en stage…

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