La « consommation collaborative » : Antidote à la crise?
Hausse des prix, salaires qui stagnent, nombre de demandeurs d’emplois en forte augmentation. N’en jetez plus. La coupe (budgétaire ?) est pleine. La rédaction de CeriseClub aimerait vous éviter la (trop) longue litanie des difficultés quotidiennes rencontrées par la majorité des Français. C’est pourtant une réalité. Loin de l’individualisme qui semble régner dans notre société, de nouvelles formes d’entraide apparaissent. Ces dernières sont réunies sous le terme générique de « consommation collaborative ». Certes, l’entraide a toujours existé. Dormir sur le canapé d’un cousin à l’autre bout du monde, prêter sa tondeuse à gazon au voisin ou partager sa voiture avec ses collègues sont des usages qui ne datent pas du web. Cependant, les nouvelles technologies ont changé la donne. Désormais, ce partage s’opère avec de parfait(e)s inconnu(e)s. Un essor largement amplifié par la Toile à partir des années 2000. Tour d’horizon de quelques initiatives (liste non exhaustive). Conseils étayés par un article du site terraeco.net.
Qu’est-ce que la « consommation collaborative » ? Ce mouvement est né aux Etats-Unis, sous l’impulsion de Rachel Botsman. Concrètement, on peut la définir comme un modèle économique où l’usage prédomine sur la propriété. Il ne s’agit pas d’une diatribe lancée contre la société consumériste. La population consomme toujours mais de manière plus raisonnée.
Concernant l’alimentation, citons le système des AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne). Implantées aux quatre coins de l’Hexagone, ces « assoces » prônent « la création d’un lien direct entre paysans et consommateurs. Ces derniers s’engagent à acheter la production (de saison) de l’agriculteur à un prix équitable et en payant par avance ». En acceptant également le risque météorologique lié à la culture en extérieure. Dans ce cas, c’est le circuit court sur un même territoire qui est privilégié. Contrairement au système de la grande distribution, où la multiplicité des intermédiaires n’assure souvent pas un prix d’achat décent au producteur. Ni, du reste, au consommateur lors de son passage en caisse.
Le domaine automobile offre également des alternatives intéressantes notamment pout le porte-monnaie des utilisateurs. Prix du carburant oblige. Qu’il s’agisse des déplacements quotidiens (domicile-travail) ou occasionnels (congés). L’un des sites Internet les plus connus est covoiturage.fr. Le principe ? Mettre en relation des conducteurs qui proposent des trajets et des passagers qui cherchent un chauffeur. Les avantages : Le gain est d’abord financier. Les frais d’essence étant divisés entre les covoitureurs. Par rapport au train, le prix est imbattable pour quelqu’un qui n’a pas droit à un tarif réduit. De plus, le trajet est moins monotone. Reste la question de la confiance entre conducteur et passager. Pas toujours évident de covoiturer avec un(e) inconnu(e). Même si le respect est, dans la plupart des cas, au cœur de ce mode de transport alternatif. Une fonctionnalité du site permet de laisser un avis aussi bien sur les conducteurs que sur les passagers. Conseil de bon sens de la rédaction de CeriseClub : Fuyez les conducteurs ayant des profils aux avis négatifs. Privilégiez les commentaires positifs. Vous limiterez les risques. D’autres sites existent concernant les voitures. En vrac, on peut citer cityzencar.com (location de voitures entre particuliers avec ou sans échange de clés), monsieurparking.com (parking chez l’habitant) ou expediezentrevous.com (covoiturage de colis).
Les globe-trotters qui n’ont rien contre le fait de dormir dans un clic-clac chez un habitant du monde entier, verront dans le couchsurfing une formule enrichissante. Tant pour leurs finances que pour les rencontres humaines qui en découlent. Les citadins, en mal de compagnie (autre que leur ordinateur portable ou un miroir), à l’heure du déjeuner notamment, apprécieront certainement le principe du colunching. Un site qui propose des mettre en relation des personnes dans le but de partager un repas convivial.
Le troc et le don sont aussi au cœur de ces échanges. Que ce soit de maisons pour les vacances, vêtements, de livres, d’objets. En local, les S.E.L (Systèmes d’Echanges Locaux) privilégient l’échange de compétences comme monnaie d’échange. Par exemple, votre enfant a besoin de cours de soutien en Français. Vous allez offrir vos compétences en plomberie à la personne contre 1 heure dans la matière en question. les compétences de chacun sont matérialisées par des « grains de S.E.L ».
Parlons également du coworking. Plus que le but d’économiser de l’argent, la visée du coworking semble être de réunir des individus aux compétences communes dans un environnement de travail ouvert. Cela permet d’avoir accès à des outils tels la connexion internet, les salles de réunion et de créér un réseau professionnel. Le coworking est très répandu à Paris mais aussi dans des villes plus ou moins grandes. Surtout dans les milieux de la communication (graphistes, community managers, freelance, rédacteurs web), du journalisme (pigistes) et le monde artistique.
Damien Carboni
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Bonjour et merci pour cet article ! Toutefois, merci de ne pas faire cette erreur si commune lorsqu’on parle des SEL : ce n’est pas un système de troc mais d’ECHANGES, c’est à dire que, pour reprendre votre exemple mon enfant prendra des cours de soutien scolaire avec un seliste et que j’irai faire de la plomberie mais pas nécessairement chez ce seliste-là… Et là, on passe de la notion de troc à celle d’échange qui est beaucoup lus vaste !
D’autre part, et pour l’anecdote, chaque SEL donne un nom à cette unité de temps : il y a bien entendu de grains, mais aussi des bouchons (dans la région de Bordeaux), des sourires, des gayettes (en pays minier), etc…