L’emplacement d’un « love-shop » à Paris contesté par deux associations
Dans la rue Saint-Martin, Paris IVe, se trouve un magasin de jouets érotiques. Ce dernier situé à 90 m d’un collège est d’une école élémentaire, est pointé du doigt par deux associations familiales catholiques.
En cette période de Saint-Valentin, l’affaire fait grand bruit. « Curiosités désirables », c’est son nom, bénéficie d’un emplacement idéal car non loin de Beaubourg. L’enseigne, ouverte en 2008, se voit contrainte de renoncer à cette parfaite localisation par le tribunal correctionnel de Paris. En effet, après les contestations de la Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) et de “Cler Amour et Famille”, cette boutique devrait changer d’adresse. Pour elles, sa presence, proche de celle d’enfants mineurs, représente une infraction de la loi sur la protection de l’enfance. Il faut dire que d’après cette même loi, la boutique est sans aucun doute dans une situation délictuelle. Dans la mesure où le texte de interdit l’installation d’un établissement dont l’activité repose sur le secteur de la pornographie à moins de 200 m d’un établissement d’enseignement. La boutique qui a pour seul argument, le fait que la majorité de sa clientèle est féminine (70 %), estime que ces associations « ne supportent pas l’autonomisation de plaisir féminin ».
Le Juge devra donc trancher entre le caractère érotique ou pornographique des objets proposés. Les associations quant à elles réclament la condamnation pénale du gérant.









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