Neuf médias contestent la règle de « stricte égalité du temps de parole »
Dès le 20 mars prochain, les médias audiovisuels devront respecter la règle de « stricte égalité de temps de parole » entre les candidats à l’élection présidentielle. A l’approche de cette date, 9 radios et télévisions dénoncent ce principe. Elles demandent son assouplissement dans une lettre à Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel. Les 9 médias en question (RTL, France Inter, France Bleu, France Info, France Culture, Europe 1, RMC, BFM Business et BFM TV) aimeraient voir cette règle s’appliquer seulement les deux semaines avant le 1er tour. Autre mise en cause de leur part : la presse écrite et Internet ne semblent pas concernés.
Ces médias sont déjà soumis depuis le 1er janvier 2012 à une règle de l’équité des temps de paroles, suite à l’entrée en vigueur d’une recommandation du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel). A partir du 20 mars, cette règle se durcit puisqu’elle devient de « stricte égalité », ce qui leur paraît « à la fois problématique et contre-productif ». En effet, cela les oblige à une égalité à la minute près. Au quotidien, c’est impossible à respecter vu le nombre de candidats et de médias existants.
Arlette Chabot, directrice de la rédaction d’Europe 1, juge cette règle obsolète : « nous ne sommes plus en 1965 avec seulement trois radios et deux télévisions ». En appliquant la limitation du temps de parole à la lettre, cela pourrait conduire à la suppression de certaines émissions. Or, à quelques semaines du 1er tour, ce serait vraiment dommageable pour les citoyens qui ont besoin des débats et de programmes politiques pour s’informer sur cette élection.









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