L’Hadopi fera t-elle sa rentrée de septembre avec un bonnet d’âne ?

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Après la chanson estivale « Capri, c’est fini », place peut-être au futur refrain de la rentrée : « Hadopi, c’est fini » ?

L’Hadopi verra t-elle 2013 ? Rien n’est moins sûr. La Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet semble avoir du plomb dans l’aile. Outre, une efficacité toute relative quant à ses missions et des couacs à répétitions, voilà désormais qu’Aurélie Filipetti, ministre de la Culture met les pieds dans le plat. Elle compte confier une mission à Pierre Lescure (ex-PDG de Canal+) sur le sujet.

Son projet : réduire les crédits de fonctionnement alloués à l’Hadopi pour la rentrée prochaine. Dans un entretien au Nouvel Obs, elle explique : « l’Hadopi n’a pas rempli sa mission de l’offre légale. (…) Sur le plan financier, 12 millions € et 60 agents, c’est cher pour envoyer un millions d’e-mails ». Et de conclure que « la suspension de l’accès à Internet me semble une sanction disproportionnée face au but recherché ». Ceci dit, avant d’en arriver là, l’internaute a de la marge : c’est seulement à la troisième infraction qu’il risque une suspension d’un mois maximum de son abonnement Internet. Aussi dissuasif que de priver de dessert un enfant qui a fait une bêtise.

Autant dire que l’avenir est très incertain. Surtout dans un contexte de crise où faire les fonds de tiroirs est devenu sport national. Quel que soit l’avenir de l’Hadopi, les problèmes liés au téléchargement ne pourront pas être glissés sous le tapis (de souris ?). Il faudra bien prendre en considération les nouveaux usages de consommations et la protection des droits d’auteurs. Pour que personne ne soit perdant.

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