Les fabricants de cigarettes électroniques auraient une fâcheuse tendance à prendre le cigare

paquet de cigarettes dans la poche

Autrefois considérée comme un « pétard mouillé », la cigarette électronique, se présente aujourd’hui comme une alternative à la cigarette. Pourtant, les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme quant à ses effets sur la santé des consommateurs

La vente de cigarettes électroniques explose en France. Selon un article publié sur le site lefigaro.fr, « un demi-million de Français aurait succombé au charme de cette cigarette sans tabac ». Adoptée aussi par des non-fumeurs. Personnellement, j’en étais un occasionnel il y a encore peu de temps. Je n’ai donc pas eu de souci pour m’arrêter. Pourtant, l’outil a de quoi susciter la curiosité.

Ventes favorisées par l’augmentation du prix du tabac

Une véritable aubaine pour les fabricants. Les principaux leaders du marché que sont Cigartex ou EdSylver voient leurs revenus en très forte hausse : fois deux pour le premier et + 4 millions € pour le second. Les perspectives sont d’autant plus réjouissantes au sein de ces derniers que la courbe de leurs ventes semblent suivre celle de l’augmentation des prix du tabac.

Plusieurs explications à ce succès : l’objet est un copié/collé d’une cigarette normale. Une diode simule même la combustion. Les avantages sans les inconvénients pourrait-on dire. En plus, question prix, le consommateur s’y retrouve amplement. Une e-cigarette revient entre 9 et 11 €. Soit l’équivalent du « grillage » de deux paquets et demi de clopes, selon l’article.

Cocktail nocif pour la santé dans les recharges ?

Or, si le tableau semble idyllique en apparence, la situation est en réalité plus complexe. Concernant les cigarettes électroniques, je pensais (naïvement?) qu’il s’agissait simplement de vapeur d’eau. Or, plusieurs substances sont parfois absorbées lors de l’aspiration. En particulier, « un liquide parfumé d’arômes alimentaires, parfois de glycérol et de nicotine ».

Vide juridique concernant la vente de e-cigarettes

Inquiétant lorsqu’on constate que cet outil de substitution est vendu aussi bien en pharmacie, qu’en bureau de tabac ou sur Internet. La faute à un statut « bâtard ». La cigarette électronique n’est, pour l’heure, pas interdite à la vente en pharmacie par une loi. Dans les colonnes du Figaro, Cigartex précise que « la cigarette électronique n’est pas un médicament et qu’elle n’a pas vocation à permettre le sevrage tabagique ».

Pas d’autorisation de mise sur le marché

De son côté, l’ANSM, ex-Afssaps, (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) indique sur son site en ligne qu’aucune autorisation de mise sur le marché (AMM) n’a été jusque-là accordée à un fabricant. Et pour cause. Aucun d’entre eux n’en a fait la demande. Pire, l’organisme précise que « les cigarettes électroniques ne peuvent être vendues en pharmacie car elles ne figurent pas sur la liste des produits dont la délivrance y est autorisée ».

Inquiétude des autorités sanitaires 

Du coup, ce sont des produits de consommation courante. Ils rentrent dans le cadre du code de la consommation. Pour couronner le tout, l’ANSM rappelle combien la nicotine est jugée dangereuse. En particulier par l’OMS (organisation mondiale de la santé). La consommation d’e-liquides contenus dans les cigarettes n’est donc pas anodine.

Et de préciser qu’en cas « d’exposition cutanée ou orale accidentelle », cela peut avoir des « effets indésirables graves » surtout chez les enfants. Même si la nicotine est limitée à 2 %.  L’ANSM va même plus loin en pointant du doigt une possible dépendance primaire à cause de la nicotine contenue dans les recharges. Un comble, non ?

Damien Carboni.

Sources :

La cigarette électronique prend de l’ampleur. Article de Hayat Gazzane, publié le 21/08/2012 sur le site lefigaro.fr

Communiqué de l’Afssaps publié sur le site de l’ANSM. Publié le 30/05/2011

 

6 commentaires sur “Les fabricants de cigarettes électroniques auraient une fâcheuse tendance à prendre le cigare

  1. Non, ce n’est pas un comble, tant que les cigarettes normales ne sont pas interdites. Il n’y a donc aucun argument valable dans ce cas pour interdire les cigarettes électroniques, c’est cela qui serait le comble. Seulement le tabac est un impôt indirect, d’où peut-être la tonalité de l’article. De surcroît, la vente de cigarettes électronique n’est pas autorisée aux mineurs. L’article oublie de rappeler les accidents occasionnés par les patches lorsqu’ils tombaient aux mains des enfants. Un comble, non ?

  2. On est clairement sur une innovation technologique, qui pourrait notamment permettre aux fumeurs de se passer de la cigarette traditionnelle, dont les méfaits ont clairement été prouvés, pour un produit (beaucoup) moins dangereux.
    Après, au gouvernement de faire le travail nécessaire afin que les jeunes ne touchent pas à la cigarette.
    Concernant la consommation de la cigarette électronique par les non-fumeurs, ils se tournent en grande majorité vers des liquides sans nicotine (donc pas de dépendance), donc pour moi l’argument ne tient pas.

  3. Quel article à charge monsieur carboni !
    Votre factulté à faire passer le glycérol et les arômes alimentaires comme des substances dangereuses me retourne l’estomac. J’espere pour vous que vous n’avez jamais mangé des desserts ou plats préparés… Que vous évitez scrupuleusement les chewing gum car la découverte de substances conservateurs risque de vous effrayer ! Et quand est il du risque de crise haerophagique auxquelles vous vous exposez en mâchant un chewing gum…
    Non sans rire votre titre et votre article n’ont aucun lien ! Chercher à faire du buzz c’est bien mais raconter en seulement 2 paragraphes une situation plus complexe que vous ne la présenté (le vide juridique ne signifie pas que le produit est plus dangereux qu une clope !) me semble dommage et rapide. La cigarette électronique n’est certainement pas anodine… Tout comme le red bull ne l’est probablement pas pour la santé …

    À bon entendeur ! Si vous n’avez jamais fumé fuillez tout type de cigarette … Mais acceptez que ce qui lie la cigarette électronique à la cigarette traditionnelle n’est que le nom et la nicotine (quand celle-ci en contient). Ce n’est pas un médicament, ce n’est pas du tabac… Il n’y a donc pas de vide juridique… Que vous vouliez vous que ce produit soit classé dans l une des deux cases précédemment citées est une autre question… À ce moment faites valoir vos arguments …

  4. Titre pas clair, comme l’article, avec des insinuations négatives. Certes, la cigarette électronique ce n’est pas parfait, mais de nombreux fumeurs cessent de fumer avec. Et c’est bon pour leur santé.
    Les usagers non fumeurs sont anecdotiques et cette histoire de dépendance « primaire », jamais définie scientifiquement, un invention pour protéger le business des produits pharmaceutiques, comme les inhaleurs par exemple. S’il y avait une dépendance « primaire » aux inhaleurs, ils ne seraient pas indiqués pour cesser une dépendance, non ?
    Plus d’infos scientifiques sur les forums spécialisés et sur http://www.unairneuf.org/e-cigarette/ (sans lien d’intérêt)

  5. Facile de dézinguer la cigarette électronique avec des arguments bidon…
    Personnellement, elle m'a été salutaire et fait que j'ai cessé de fumer depuis plus d'un an, 3 jours après la commande de mon kit.
    De nombreuses études montrent désormais que la cigarette électronique présente plus d'avantages que de désagréments par rapport au tabac sinistrement nocif.
    Je vous invite à consulter le forum-ecigarette – http://forum-ecigarette.com – et compulser par vous-même l'évaluation réelle de ses utilisateurs, très attentifs aux études scientifiques, et de vous faire ainsi votre propre avis.

  6. C’est un bon dispositif qui m’a permis d’arrêter la cigarette traditionnelle ce que je n’ai pas réussi à faire par mes propres efforts.

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